Ma vie, ma vie, ma vie, ma... (sur la musique du dessin animé "la vie")
Je vous résume très brievement ces quelques derniers mois sans vous donner de nouvelles, sans même aller lire mes mails. (mille excuses à ceux qui m'ont donc écrit sans recevoir de réponse!)
En gros, gros, énorme:
J'ai continué courageusement à passer les étapes, l'une après l'autre: évaluations, msp, remise de mémoire, soutenance et enfin MSP de DE.
J'ai survécu aux stages, heure après heure, minute après minute.
J'ai eu envie de pleurer environ 79 fois.
Je ne l'ai fait que 2 ou 3 fois à la rigueur...
J'ai préférer m'abrutir dans le sommeil (pas souvent, quoi) et l'alcool. J'ai bien pensé aux petites pilules mais j'avais la flegme.
J'ai serré les poings en cochant les jours sur le calendrier.
J'ai serré les dents devant toutes les p*tes qui font un concours permanent de "qui fera craquer l'étudiante le plus vite".
J'ai serré les fesses en entendant: "tu n'es pas prête à être infirmière". La veille du diplôme, elles avaient 3 ou 4 trains de retard.
Aujourd'hui j'attends les résultats. Je ne sais pas si je veux être infirmière, finalement.
J'ai la trouille mais je les emmerde. Trrrrès profond.
Me revoili, me revoilou, Nana de retour sur son blog (presque) abandonné!
C'est presque dur de recommencer à écrire, voyez vous, la passion a hiberné tout l'hiver.
Avant de vous donner des nouvelles fraîches, je vais finir ce que j'avais commencé, c'est à dire vous dévoiler enfin le rapport entre l'histoire de ma copine qui s'est faite draguer le jour où
elle était la plus moche de toute sa vie et le thème du blog...
Le sujet de l'article était en gros: "c'est pas possible, y'a vraiment des morts de faim!!"
Et le rapport, le voilà:
Il y a quelques temps, juste avant de décrocher, en fait, je reçois un mail sympa en rapport avec le blog.
Sympa je suis aussi, je répond que oui, je veux bien qu'on s'écrive. Mais que je ne comprends pas pourquoi il me dit qu'il faut que je sois seule. Parce que, (mais gentillement je lui dit), c'est
pas un blog de call girl, je n'ai pas besoin d'être célibataire pour parler de ma vie d'ESI, si?
Réponse le lendemain. Je vous dit en gros:
- merci de m'avoir répondu, je savais que t'étais une fille merveilleuse
- je suis honnète, serieux, fidèle et gentil (ah bon, c'est cool. En même temps tu serais un pédophile cambrioleur, hein, tu me le dirais pas!)
- je te donnerai mes coordonnées vérifiables sur le net quand on se connaitra mieux. Je te donne pas ma profession, ça pourrait fausser l'idée que tu as de moi.(ha ouai, genre t'es un politicien
hyper connu dont le prénom commence par un N mais tu écris aux bloggueuses?)
Et pour finir, il me demande mon age, un mail "privé" (bah je trouve qu'un mail perso c'est privé) et ... tadadam... une photo de moi en tenue d'infirmière.
Ouch. Raté.
Ma réponse a été courte. Je n'ai pas envoyé de photo de moi nue sous ma blouse. Il ne m'a plus jamais écrit.
Un mort de faim qui pense niquer ou au moins se palucher devant son écran parce qu'il lit "étudiante infirmière".
Passez votre chemin, jeunes et vieux cochons, je ne baise pas sur le net.
... pour un site interessant.
Celui de Philippe Gaurier et de son bouquin. Philippe est cadre infirmier et est entre autre parti exercer son métier en Somalie.
Je vous laisse juge.
Il était une fois, une amie qui décida d'organiser une orgie fête dans son petit studio.
Le lendemain, à peine une heure après son réveil (il était donc environ 15h), elle prit la difficile décision d'emporter les cadavres de bouteilles qui jonchaient le sol au machin à verre.
Le cerveau encore tout embrumé de ses excès de la nuit, elle supposa qu'un dimanche à 15 h, dans son quartier désert, elle pouvait s'offrir le luxe de:
- ne pas se laver (cheveux quand même arrosés au vin blanc)
- enfiler son vieux sweat à capuche qu'un amoureux fleur bleue lui avait offert quand elle avait 15 ans.
- puisqu'elle avait un sweat, garder son pyjama en moumoute grise (anciennement bleue)
- et pis tient, aussi les chaussettes
- mais pas les chaussons, rien ne vaut les savates de quand elle descend les poubelles.
Hop, elle nous dis à tout à l'heure et elle sort de chez elle... pour revenir completement traumatisée.
Et elle nous raconte.
Qu'il bruinait un peu, alors (surement pour protéger ses cheveux, hum), elle a enfilé sa capuche. Ce qui n'empechait en rien de voir le mascara dégoulinant sous ses yeux...
Qu'elle a pas vu le type qui attendait tout seul sous l'arrêt de bus. Qu'elle a même pas compris qu'il s'adressait à elle quand il l'a accosté. Qu'elle a relevé la tête quand elle a compris. Que ça n'a pas empêché le type (age moyen, taille moyenne, physique moyen) de lui dire:
"t'es belle, tu me donnes ton numéro?"
Elle a trouvé la force de lui marmonner un: "non, non, je suis déja prise" (dans ses rêves)
Et elle est rentrée chez elle, le coeur battant la chamade...
Elle a pas eu peur, ma copine, non, elle ne regarde pas trop TF1, elle a été frappée par la misère sexuelle qui règne en ce bas monde.
Vous vous demandez pourquoi je vous raconte cette histoire qui me fait encore rire 3 ans après?
Attendez la suite.
Pardon les zamis, je suis assez muette ces derniers temps...
C'est que la dernière ligne droite est super longue, et pourtant, je suis en cinquième!
Mais pas d'inquiétude, je suis toujours vivante et je vous prépare un article super long et ultra méga interessant.
A très bientôt!
Super fière, même, de vous annoncer que:
Mon précédent article était le 100ème!
Et, fait amusant, cela fera un an demain que j'ai ouvert mon blog!
Je suis assez contente, quand même, parce que quand je fais le bilan:
- j'ai des lecteurs, et même des abonnés sans avoir eu besoin de vendre mon corps.
- je ne passe pas pour une folle
- au pire, je passe pour une horrible pessimiste auprès des tous jeunes ESI et des professionnels qui vivent au pays de l'amour et du bien être
- Je n'ai pas eu le deshonneur de vous apprendre que je redoublais ma deuxième année (non pas que j'ai failli mais comment savoir ce que le sort me réservait?)
- y'a même des formateurs qui ont lu des articles
- j'ai vraiment beaucoup de talent (aheum)
Merci, et surtout, surtout, continuez à venir et parlez-en autour de vous, bientôt ça sera payant et ce n'est pas avec mon futur salaire que je vais devenir riche.
Grande joie aujourd'hui!
J'ai reçu mon premier mail venant d'un formateur!
Donc, j'ai l'assurance qu'un de mes buts est atteint.
Bon, pas de grands discours, quand même, le monsieur n'a pas l'air de me porter direct dans son coeur.
Quoique, je suis peut être dans l'interprétation... Je vous laisse juger:
"Je suis formateur...je suis tombé sur votre blog par hasard... et je suis étonné de ce qu'on vous apprend en IFSI !
Cordialement."
Je précise quand même que, même si ce n'est à priori pas hyper chaleureux, le titre du message était "bonjour".
Ma réponse:
"Bonjour,
Heureuse que des formateurs lisent mon blog... (j'ai
bien eu une lettre d'une formatrice Suisse, mais elle
ne se sentait pas très concernée, je crois.)
Comment dire...j'ai senti dans votre message autre
chose que de la compréhension...
Une pointe d'animosité, peut-être?
Je serai ravie de lire ce que vous pensez de ce blog,
avez vous tout lu?
A bientôt,
Nana"
Voilà, j'ai le grand espoir qu'il me répondre de façon longue et argumentée...
La suite dans un prochain épisode!


