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Bienvenue sur ce blog, j'espère vous faire rire et pas trop vous démoraliser!

La vie d'étudiant infirmier n'étant pas un joli cocon douillet, laissez moi vous raconter les aventures d'une pôvre victime du système.

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Vendredi 31 août 2007 5 31 08 2007 12:17

Ca vous arrive d'être en stage et de vous rendre compte tout à coup que vous avez oublié que vous êtes là? Oué, je sais, ça arrive pas souvent...

Vous voyez le truc, un peu comme pendant un cours en amphi: vous vous voyez volant au dessus des grattes-ciel, vous avez une belle cape rouge, des yeux lasers et vous traversez les nuages à la vitesse de la lumière. Tout serait encore mieux s'il n'y avait pas ce type qui parle dans un micro... Hein? un micro, un type qui parle?

Vous vous rendez compte que vous êtes en cours, le stylo encore levé, et vous ne savez pas, mais alors pas du tout combien de temps s'est passé pendant que vous étiez en train de rêver tout éveillé(e). Les autres grattent comme des malades. Fait chier.

Alors l'autre jour, en stage, crac! Pareil. Faut que je ventile au ballon une dame qui vient de s'extuber. Le medecin est parti chercher quelque chose. Alors moi, je ventile, je ventile. Je me calque sur ma respiration. Appuyer, relacher etc.

Je suis à la tête de la patiente, très prêt, parce qu'on a remonté le lit. Je regarde ses rides. Elles sont profondes, quand même, pourtant, elle est pas vieille, à peine 50 ans.

Et là, le tourbillon des pensées débiles me viennent: Faudrait que j'arrête de fumer, c'est pas bon (entre autres) pour la peau. Est ce qu'elle utilise une crême anti age? Parce que faudra que je note la marque, histoire de ne pas l'acheter.

Tiens, ça me fait penser que j'ai plus de gel douche, faudra que je passe au supermarché, j'en profiterai pour prendre des tomates, je pourrais me faire une salade; tain, j'ai la dale, je serais capable d'avaler...

Oh mon dieuuuuu!

Je viens de me prendre 2 litres d'adrénaline dans les veines. Oui, parce que soudain, je me rend compte que je ne ventile plus... Et je n'ai pas la moindre idée du temps pendant lequel je suis restée comme ça, avec des yeux de morue, en train de faire ma liste de course.

Aaaargh, c'est la cata, un regard sur la sat: pas terrible mais normale pour cette patiente. Mes jambes me portent à peine: j'ai failli tuer la dame!

Et tout ça pourquoi? Parce qu'elle avait des rides!!

 

Vous qui me lisez, n'hésitez pas pour le lifting, vous pourriez passer en réa, un jour...

Par Nana - Publié dans : Faut bien débuter un jour...
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Jeudi 23 août 2007 4 23 08 2007 11:26
Un site excellent, qu'il faut absolument que vous alliez voir! Le blog à peter (litteralement) de rire d'une externe. "Ma blouse, mon badge, mon sthéto"

A voir dans mes favoris... (pourquoi j'arrive plus à mettre de liens?)

Par Nana - Publié dans : Coup de gueule
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Jeudi 23 août 2007 4 23 08 2007 11:25
Il y a quelques jours, j'ai reçu un mail dans lequel la personne me suppliait demandait de lui révéler ma véritable identité parce qu'elle pensait me connaitre.

J'ai refusé. Par contre, je peux t'assurer, Coralie, que je ne suis pas celle que tu crois, pour la simple et bonne raison que je ne joue pas au bowling tous les samedi soir. (d'ailleurs, si j'étais très vulgaire, je te dirai que je suis occupée à jouer avec d'autres boules, le samedi soir... Aheum)
Je m'égare.

Laissez moi vous faire la liste de ce qu'il faut ou ne faut pas faire quand on écrit dans un blog des choses pas acceptables pour le gouvernement votre employeur.

Ta ville, ta région, tu ne réveleras point. (bon, une de mes lectrice le sait pourtant, pas grave, je lui fais confiance)

Ton vrai nom, ton age, ta situation familiale, tu ne révele... non, j'arrête de parler comme ça, c'est con. Bref, rien qui puisse donner la puce à l'oreille à quelqu'un. J'ai peut être 22 ans, j'en ai peut être 33; si ça se trouve j'ai 5 enfants, si ça se trouve je m'appelle Radegonde. (pardon aux Radegonde qui me liront)

Vous ne savez pas si je suis dans un IFSI privé ou public.

Vous ne savez pas si je suis brune ou blonde (par contre, ça ne me coûte rien de vous dire que physiquement, ben je suis largement au dessus de la moyenne...)

Vous ne savez jamais si je suis en stage, en cours ou en vacances; si j'ai bientôt une éval, une MSP. J'écris toujours mes anecdotes avec un temps de retard, pour qu'aucun lien ne puisse être fait.

Par contre, je n'hésite pas à révéler quelques penchants politiques, parce que j'en suis plutôt fière et que je les partage avec la moitié de la France. Par exemple, le nouveau président, je lui crache dessus.

Voilà, je suis parano, j'ai une double vie. Je ne suis pas agent secret, non, mais parfois c'est tout comme. J'ai peur. J'ai peur de l'administration de mon IFSI. (coupé! Sortez les violons)
Par Nana - Publié dans : Faut bien débuter un jour...
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Mercredi 22 août 2007 3 22 08 2007 11:16
Je fais un petit sondage:

J'aurais voulu savoir comment vous êtes arrivés sur mon site: recherche google, lien d'un autre blog (si oui, lequel?), recommandation (via le blog?), mon interview dans Paris Match etc.

Merci les gens!
Par Nana - Publié dans : etudiante infirmiere
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Mercredi 22 août 2007 3 22 08 2007 10:35
Le truc difficile avec les stages, c'est qu'à force d'avoir des horaires de sagouins (commencer à 6h30 le matin, quand on me l'a dit, j'ai cru que c'était une blague! Encore ma ,naïveté pré-IFSI), et de devoir toujours montrer son plus beau profil; ben arrivés à mi parcours, on est morts. Dead, plus une goutte d'energie.

Encore, quand ça arrive pendant une periode de cours ( vous voyez le topo, on a un rhume, on a dû faire le ménage de printemps la veille parce qu'on a appris que Mamie allait faire une petite visite surprise et on a ses règles (enfin, je parle aux filles , parce que vous, les mecs, vous n'aurez jamais le plaisir de savoir ce que c'est.)) donc en amphi, c'est pas difficile: soit on pique un petit roupillon peinard sur place (ça ne marche pas pour ceux qui ronflent), discretos... ben soit on rentre chez soi et on fait une bonne petite sieste.

Ben en stage, que nenni. Il faut quand même se lever, quand même y aller et quand même faire celle qui est trop trop interessée.

Je vous fait une petite description d'une de ces fantastiques journées:

6h30: je suis sur le pont, mon stylo à la main, prête pour les transmissions. Je chope un tabouret avant tout le monde, tain, c'est bon de s'asseoir!

7h00: Putain, qu'est ce que j'ai envie de dormir!!

7h15: ces patients qui pioncent encore, ça me donne envie de vomir.

8h00: je fais une prise de sang en pensant que si je pouvais faire un petit déjeuner géant avec beaucoup de pain de l'hopital, beaucoup de beurre et très beaucoup de confiture de fraise, ben peut être que je pourrai tenir le reste de la journée.

10h00: je profite d'avoir un truc à aller chercher dans un autre service pour dormir dans le couloir. Oui oui. Non pas que je m'allonge devant les ascenseurs avec un sourire béat, mais je ferme les yeux en parcourant le long couloir. Y'a personne, et j'entendrai bien s'il vient quelqu'un: les chaussures qui font "couic couic" sur le sol collant de l'hopital, c'est pas très discret. (19 secondes de sommeil en plus)

11h30: un infirmier sympa que je vois pour la première fois me montre comment on se sert d'un truc. J'ai des yeux de poisson mort, je n'ai même pas la force de poser une ou deux questions. Je n'ai pas l'air interessée. Normal, je pense à la chambre vide derrière moi, un lit qui a l'air aussi confort et qui n'est même pas occupé, c'est lamentable! L'infirmier s'éloigne, c'est moi qu'il trouve lamentable. J'ai honte.

12h30: Je vais me reposer dans les toilettes. Je ferme les yeux; (+ 6 secondes de sommeil)

13h00: je fini de noter mes transmissions dans le dossier de soin. Ecrire en fermant les yeux: pas très concluant.

13h30: transmissions. Mes yeux me brûlent tellement que j'ai l'impression que quelqu'un a laché une bombe au poivre dans la salle. Coup d'oeil à mes collègues, elles n'ont pas l'air de s'en rendre compte.

14hOO: Je meurt de soulagement, je vais me changer, je mets trois heures à enfiler mes chaussures, je crois sentir l'odeur de ma couette.
Par Nana - Publié dans : Coup de gueule
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Samedi 18 août 2007 6 18 08 2007 13:00
Ou comment se sentir très très mal et très très bête... Vu sur ce site ( http://etudiante-infirmiere.skyrock.com/4.html) de petites anecdotes...

Moi, j'ai demandé à une personne tétraplégique si l'eau pour sa petite toilette n'était pas trop chaude... Réponse blasée de la patiente: "non, je ne sens rien" Oupsssss

A une formatrice, pendant une MSP en psychiatrie: "il court comme un fou" re-oupsssss... Rattrapons ça. Heu, comment je rattrape ça? ("non, non, ils ne sont pas fous! Enfin, si mais...")

En chirurgie, à une infirmière: "c'est marrant, la plaie est infectée". Bon, le terme est peut être mal choisi...

Et vous, qu'avez vous osé dire? Vous vous en êtes sorti comment??
Par Nana - Publié dans : Faut bien débuter un jour...
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Vendredi 17 août 2007 5 17 08 2007 20:20
Oui, quelques fois, je me demande quel est mon statut de femme, en stage.
Quel est mon vrai moi, comment je suis réellement perçue? (t'ention, je fais dans la psycho, aujourd'hui...)

Je m'explique: en tant que femme, je ne m'y retrouve pas toujours...

D'un côté, il y a la femme, la vraie, limite hyper sexuée.

Les plus libidineux me voient comme une sorte de nymphomane (obligé, hé, je suis une presque infirmière...) Les patients se sentent obligés de vérifier à mon entrée dans la chambre si je fais partie des "baisables". Remarquez, c'est 90 % de la population infirmière.

On me deshabille du regard, on essaie surement de deviner la couleur du porte jaretelles que j'ai inévitablement sous ma blouse.

Les jeunes medecins pas-encore-mariés se sentent obligés de faire de temps en temps des petites blagues à connotation sexuelle, histoire de voir si je suis receptive. D'ailleurs, les patients aussi.

Surement qu'ils pensent qu'on nous enseignent l'art de la pipe fellation à l'école, dans le module réanimation...

De l'autre côté, il y a la petite fille asexuée.

Les blouses sont moches et informes, on a l'air d'avoir de tous petits seins et des ventres magestueux.

La queue de cheval en rajoute dans le cassage de mythe. Comptez en plus que j'ai l'air d'avoir au moins 6 ou 7 ans de moins... (pas facile de se faire respecter)

On se demande si je suis encore au collège. Des gamins de 18 ans me font remarquer que je ne suis "pas vieille", avec l'air du mec qui a tout vu, tout vécu; et qui me prend pour sa petite soeur.

Les medecins plus expérimentés sont à deux doigts de me tapoter la tête quand ils me parlent. (je leur fais surement penser à leur petite fille, vous savez, celle qui est en 5ème!)

Je sors de là, je ne sais plus. Je suis une jeune femme, certe. J'ai une vie sexuelle, certe. Mais pourquoi forcemment choisir la pute ou l'enfant?

Dans la vie de tous les jours, je deviens parano.
Par Nana - Publié dans : etudiante infirmiere
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