Jeudi 16 août 2007
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2007
15:03
Maintenant que j'ai le bonheur de profiter d'internet, je relis les commentaires un peu anciens.
Je remonte de plus en plus, et je tombe sur ce commentaire: "les douleurs physiques les plus grande sont muettes". (cf article "la douleur, cha fait mal")
Ben ça alors, ça m'avait échappé!!! C'est gros, pourtant, mais j'ai dû survoler, méa culpa.
Donc, ce docteur (par ailleurs certainement très compétent, je n'en doute pas) a l'affront de me contredire! (ok, je le respecte, il a des c***lles)
Ben oui, je venais de dire qu'il fallait respecter la parole du patient, et il me sort que de toutes façons, si le patient gueule, c'est que bof, il a pas trop mal...
Je me vois bien au travail: "ah non, madame! Arretez de jouer la comédie, maintenant, vous ne pouvez pas avoir si mal que ça puisque vous criez!"
Et voilà, on nous pond: "la vrai douleur est muette", donc si tu t'es fait une belle fracture ouverte à la jambe en faisant du ski et que tu brailles dans ta mare de sang, c'est que, ça va, y'a pire, franchement.
C'est quand on commence à se mettre ce genres de vérité dans la tête qu'on arrête de respecter ses patients.
Par Nana
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Jeudi 16 août 2007
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2007
14:54
Et voilà, après trois longs mois de disputes avec mon fournisseur internet, je reviens sur mon blog adoré.
Promis, cette fois je ne partirai plus aussi longtemps.
La bonne nouvelle, c'est que j'ai eu le temps de réfléchir; et j'ai quelques idées sur les sujets de mes prochains articles... D'ailleurs, je parie que je peux vous en pondre un dans les minutes qui viennent!
Merci à vous d'avoir continué à visiter le site malgré mon absence, j'ai reçu vos mail avec beaucoup de retard mais autant de plaisir.
Mardi 29 mai 2007
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2007
12:11
Grosse lassitude, en ce moment.
Lundi, on me demande "alors, ça y est? Tu as fini tes études?" et je suis au bord de la crise de nerf.
Mardi, je donne un mouchoir à une patiente en train de pleurer et je me demande si j'ai vraiment envie de rentrer chez moi.
J'hésite entre deux options:
Tout envoyer balader et partir pendant trois mois au soleil pour rencontrer de nombreux hommes à la peau brillante et qui sentent bon le sable chaud, qui me répètent du matin au soir que je suis la plus belle femme du monde (heum) et qui m'ouvrent des noix de coco avec les dents pour en faire couler le lait sur mon corps mince et bronzé (re-heum).
Camper dans l'hopital où tout le monde m'appellerait "mère Nana" (vachement plus moderne que "mère Thérésa"). Je volerais d'un patient à l'autre dans ma petite blouse blanche, insensible aux odeurs d'urine et aux éclaboussures de sang. La salle de soin serait pleine de bouquets de fleurs à 300 euros avec des petites cartes à arracher des larmes au pire dictateur. (voire même à Nicolas Sarkozy) "Merci, Nana, vous m'avez redonné goût à la vie, grâce à vous je ne laisserai pas 7 orphelins derrière moi..."
La troisième option, c'est de me traîner hors du lit, de faire mentalement la liste de tout ce que je doit faire pour ne pas être la pire des looseuses, et que je ne ferai pas aujourd'hui. Ensuite, je prendrais une douche en 5 minutes parce que je suis en retard, et je regretterais juste après de ne pas m'être lavé les cheveux.
Et après une journée harassante, je me coucherais en comptant les (courtes) heures de sommeil qui me séparent du lendemain.
Bon, je suis raisonnable, comme toujurs je choisi la troisième option.
Par Nana
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Mercredi 23 mai 2007
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2007
15:44
Bijour tout le monde,
Bé voui, vous n'en croyez pas vos yeux, Nana est revenue sur son blog, après de longues semaines d'absence.
Pourquoi le silence radio? Je n'étais pas malade, je n'étais pas partie en année sabbatique (enfin, dans la tête, ça ne compte pas), c'est juste que la troisième année me bouffe mon temps et surtout mon énergie. Alors quand j'ai trois minutes, je dors ou je pleure, histoire de ne pas perdre mon temps...
Je vous rassure, je ne suis pas plus depressive qu'avant (pas le temps), mais les longs mois qu'il me reste à tenir jusqu'au diplôme me semblent insurmontables.
En plus (le sort s'acharne contre moi!) j'étais très très souvent en pénurie d'internet, ce qui fait que j'ai découvert tous les nouveaux commentaires en même temps, et j'ai bien rigolé...
Combien de fois faudra t il que je répète que mes caricatures ne sont pas à prendre au premier degré?? (d'ailleurs, c'est bien pour ça que ce sont des caricatures, et pas des portraits...
Je conseille donc à mes chers lecteurs de relire une ou deux (trois?) fois mes articles avant de laisser un commentaire offusqué. N'oubliez pas que si je faisais des descriptions gnangnans, tout le monde trouverait ça ennuyeux à mourir. Sans compter que ce serait vachement hypocrite.
Aller, je vais préparer mon prochain article...
Mardi 27 mars 2007
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2007
22:54
Je vous avais promis que je taperai sur tout le monde, bé voilà, c'est pour aujourd'hui. Mesdames et mesdemoiselles les aides soignantes, des fois vous êtes pas gentilles du tout.
Parce qu'en première année, nous les esi devons apprendre le métier d'aide soignante. Logique, vu qu'en validant cette année, on obtient automatiquement l'équivalence.
Oui mais voilà, plus encore que celui d'infirmière, c'est un métier bourré de dadames durement méchantes.
Parce que d'après mon expérience et celle de mes nombreux collègues entraînés dans la même galère que moi, les AS sont parfois affreuses.
Je vous rassure, en même temps je ne stigmatise pas la profession. Nombre de mes copines de promo ont été de celles là.
L'embêtant, ce sont les autres. Celles qui ont en haine les infirmière et du coup les futures. Celles qui, (coïncidence?) ont tenté 4 ou 5 fois de passer le concours mais n'ont jamais réussi. Celles qui ont de très très gros problèmes avec la hierarchie.
Et celles là, je vous assure, c'est l'enfer des pauvres petites esi naïves et mignonnes. Parce qu'elles leur font vivre un enfer sans nom, dégoûtée qu'elles sont pas le fait que dans quelques mois elles auront le même niveau qu'elles.
Merde, mes stages de première année m'ont fait developper un racisme anti AS assez incroyable.
Heureusement qu'on m'a un peu remis les pieds sur terre.
Par Nana
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Mardi 20 mars 2007
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2007
21:53
Vous savez ce que c'est, somatiser?
Quand on suis des études d'infirmières, l'avantage, c'est qu'on peut tester.
Rien à voir avec toutes ces pathologies angoissantes qu'on étudie à longueur de journées; la somatisation, on peut en profiter directement.
C'est très variable, mais j'ai pu rencontrer plein de filles (et garçons) qui ont developpé des machins très sympas à partir du moment où ils sont rentrés à l'ifsi.
Une petite liste:
- Number one et haut la main: les problèmes de peau. Ah, comme la notion d'exzéma est compréhensible quand nos bras et la moitié de notre visage en sont couverts! Et comme c'est réconfortant de connaitre les effets secondaires au long cours des corticoïdes, seuls médicaments aptes à nous soigner! (vous serez étonnés si je vous dit que personne de ma connaissance ne s'est résolu à en prendre?)
Le psoriasis, les mycoses, c'est pas mal, aussi.
- Le cuir chevelu qui ressemble à de la confiture. J'ai une MSP? Mes croûtes sont plus grosses que des pièces de deux euros. C'est très classe, ça fait vraiment propre quand elles se détachent pour tomber inopinément sur la blouse...
- Les troubles gastriques. Ca va des douleurs d'estomac (un ulcère, peut être??) à la diarrhée chronique qui ne se calme que pendant les vacances pour se rappeler à vous à la rentrée avec des coliques délicieuses qui font des longues heures de cours en amphi un vrai bonheur.
- Les cheveux qui tombent, par touffes. A la moindre pression (est ce vraiment utile de vous dire que c'est toute l'année?). Idéal pour l'estime de soi d'une jeune femme coquette...
- Le poids. Il y a les deux opposés. Celles qui virent anorexiques et celles qui prennent 10 kilos facile.(je préfère ça quand même.)
Et je suis sûre que j'en oublie.
Pour ma part, je suis atteinte de deux de ces affections, et je m'estime heureuse. Est ce que ça disparait après le diplôme?
Dimanche 18 mars 2007
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2007
14:11
Dans la série "on nous prend pour des cons", je vais parler de mes copines (et copains) de promo qui ont décidé de faire des études d'infirmière après avoir bossé comme aides soignants.
Vous savez peut être que la validation de la première année nous donne automatiquement le statut d'aide soignant. C'est la raison pour laquelle on fait 80% de toilettes en première année.
C'est déja très gonflant d'être assigné uniquement à ça quand on meurt d'envie de faire des piquouzes ou des pansements d'amputation, mais ça devient carrement débile quand ça concerne les formations professionnelles.
Vous imaginez, vous avez passé un diplôme, vous avez bossé pendant des années à ne faire que ça; et en arrivant sur les lieux de stage, on vous envoie vous former avec des filles qui ont parfois moins d'expérience que vous!!!
"tu es en première année, tu resteras avec les aides soignantes." "Heu...mais je suis aide soignante."
"Pas grave, c'est comme ça et pas autrement."
Alors j'aimerais bien qu'après ils n'aillent pas nous dire que les esi ne sont pas exploités. Parce que la vérité, c'est que ça les arrange bien d'avoir des personnes déja compétentes.
Les gens n'aiment généralement pas dans leur services des étudiantes qui débarquent à peine, elles ne sont pas assez rapides, le rendement n'est pas interessant.
Alors que pouvoir utiliser à mort une nana déja formée pour pas un rond, en plein mois d'août dans une maison de retraite, c'est tout bénèf. Et tant pis si elle est venu tous les matins à 6h30 pour rien.
De qui se moque-t-on?
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