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Bienvenue sur ce blog, j'espère vous faire rire et pas trop vous démoraliser!

La vie d'étudiant infirmier n'étant pas un joli cocon douillet, laissez moi vous raconter les aventures d'une pôvre victime du système.

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Vendredi 8 décembre 2006 5 08 /12 /2006 16:59

Aujourd'hui, dans ma douche (ah, la salle de bain, le lieu le lieu le plus prolifique en inspiration après les toilettes!), j'ai pensé à un truc qui fait enrager les élèves.

LA NOTE DE STAGE. (tatata zoum zoum)

Arrivant à la fin de tout stage, fabuleux ou merdique, elle vous permet de découvrir ce que l'équipe a réellement pensé de vous.

Au tout début, naïfs que nous sommes, nous, les ESI, on pense que de surprises il n'y aura. Et puis, si. Des surprises il y a. Plein.

Je ne vais pas vous parler des bonnes surprises, ça n'a aucun interêt et vous l'avez compris, ce n'est pas mon genre. Mais les mauvaises, ouh la!

Je vais vous citer les plus courantes:

- vous ne saviez pas que le bilan de stage se faisait derrière votre dos. On vous donne le papier la veille de votre départ. Point barre. Au revoir et pas merci.

 

- Vous avez eu la chance d'être tenue au courant et vous découvrez que malgré les sourires mielleux et même parfois les compliments, on estime que vous n'êtes qu'un(e) gros(se) nul(le). Chuper, vive la vie.

- Vous apprenez que malgré votre facilité d'adaptation, votre dévouement et le fait que vous ayez sauvé une vie grâce à votre esprit d'analyse et votre fabuleuse rapidité (ok, ça ne m'est jamais arrivé, mais qui sait?) ; hé bé, on ne peut pas donner plus de 15 à une première année. Gné? Bé oui, ça ne dépend pas de vos qualités et de votre progression tout au long du stage. Vous êtes noté(e) sur 15. Logique, non?

 

Aller, si vous pensez à d'autres choses, faites m'en part, la bêtise humaine m'émeut chaque jour plus.

Par Nana - Publié dans : Faut bien débuter un jour...
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Jeudi 7 décembre 2006 4 07 /12 /2006 17:12

Aujourd'hui, comme régulièrement, je suis allée faire un tour et qu'est ce que je vois pas? (ou qu'est ce que j'avais jamais vu?) Ron a écrit un bouquin!!!

Bah oui, le blog est un succès, pourquoi pas le livre?

Bref, pas folle, la guêpe, il organise un concours pour motiver les gens à chercher son livre dans toutes les librairies de France et de Navarre.

Alors, crac, l'idée me vient! Et pourquoi que j'écrirais pas un livre, moi aussi? Genre les malheurs de l'étudiante infirmière?

Ouai, ok, pas besoin de me le rappeller, son blog, à lui, est un succès (j'me demande combien il a de visites quotidiennes...), mais pourquoi que moi je deviendrais pas une grande star avec passage à la télé et millions d'euros à la clé?

Non, mais franchement (ou pas), vous seriez prêts à l'acheter, ma petite merveille? (sachant que je vous fais un prix?)

 

Comment ça, "faudrait d'abord commencer à écrire en français"? Y'a plein d'auteurs à succès qui écrivent pas trop en bon français! Genre... heu... Bref.

Par Nana - Publié dans : Faut bien débuter un jour...
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Mercredi 6 décembre 2006 3 06 /12 /2006 16:42

Imaginez:

Vous vivez un stage désastreux, ou effroyablement fatiguant

L'infirmière est tout le temps sur votre dos

Vous êtes stréssé(e) comme jamais, ou vous avez envie de pleurer

Où aller vous vous réfugier?

Un indice: c'est le seul endroit où on ne vous demandera pas ce que vous faites, le seul endroit où vous pourrez souffler quelques minutes, ou chialer toutes les larmes de votre corps sans que personne ne vous voit.

Et par chance, vous êtes absolument certain(e) qu'il y en a dans tous les services!

Oui, vous avez deviné!

Les toilettes, les meilleurs amies des étudiants infirmiers à bout.

Je leur dédis ce blog et je leur fait un gros bisou. Sur et sous la lunette. (ben ouai, j'vais pas être dégoûtée par ma meilleure copine, quand même...)

Par Nana - Publié dans : Faut bien débuter un jour...
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Dimanche 3 décembre 2006 7 03 /12 /2006 18:28

Aujourd'hui, je vais aborder un sujet particulièrement épineux. Et gênant.

Vous qui êtes étudiant(e)s dans un ifsi comptant un minimum de 100 élèves pour trois années de promo, vous avez forcemment eu à faire ou entendu parler d'une personne comme ça.

Je vous parle de l'étudiant que vous ne voudrez jamais avoir comme collègue. Avec toute la gentillesse, avec toute la tolérance du monde, plutôt s'enfoncer des aiguilles dans les oreilles (et sans anesthésie) que de travailler avec lui/elle dans l'avenir.

Il /elle fait des erreurs tellement grossières que ça fait vite le tour de l'IFSI. Il/elle traite les patients et les équipes comme du caca, il/elle est insultant(e), ou vulgaire, ou arrive en stage puant(e) ou ivre mort(e)...

Au début, vous pensiez qu'il/elle ne ferait pas long feu, tellement son inadéquation avec la formation est énorme.

Mais comme toujours, c'est la déconvenue! Il/elle passe les étapes les unes après les autres et s'approche dangereusement du fameux DE qui le/la rendra quasi intouchable.

Dans ma promo, j'ai un étudiant comme ça. Il n'a bien sûr (heureusement?) pas tous les défauts que je viens de vous citer mais pas mal quand même. Et il suit son petit bonhomme de chemin sans être inquiété.

 

Dur quand notre propre comportement est parfois vertement critiqué, très régulièrement injustement.

Par Nana - Publié dans : etudiante infirmiere
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Samedi 2 décembre 2006 6 02 /12 /2006 09:59

Lors de mon dernier stage en medecine, j'ai eu la chance incroyable de choper une de ces petites choses sympathiques qui flottent dans l'air à la recherche d'un gentil hôte pas trop porté sur le médoc: j'ai nommé le rhume.

Et que faire avec un rhume, dans un service hospitalier? Une seule chose: le garder pour soi. Et pour cela, l'accessoire indispensable se nomme: le masque.

Je vous avouerais que je n'aime pas trop ça, parce que:

- Les premières fois où j'ai mis un masque, c'était pour survivre aux effluves pas du tout subtiles des escarres juteuses et pourrissantes. (rappellez-vous). Et les mécanismes de l'esprit étant parfois bizarres, dès que je mets un masque devant mon petit nez, je trouve que ça empeste sacrement l'escarre, dans le coin. Assez génant, quand même.

- Mais peut être moins que de réaliser qu'on a mauvaise haleine. Bé oui, l'air soufflé est immédiatement respiré. Remarquez, c'est un problème qu'on a pas en cas de rhume, c'est déja ça.

- Ca fait peur aux patients. Mettez vous à leurs places: vous êtes là pour un petit bobo au pied, et vous voyez entrer une femme en blouse avec masque sur le nez, ça fait un peu film catastrophe... (genre: "SRAS, le retour") On met du temps à expliquer que c'est pour ne pas contaminer l'hôpital.

Mais il y aussi des avantages non négligeables:

- Quand justement on éternue 6 ou 7 fois dans un seul quart d'heure, c'est un peu hard de s'arrêter au milieu d'un soin pour se moucher, se laver les mains et  et... atchoum! "oups, excusez moi, je recommence..." Non, avec le masque, on détourne seulement la tête, et on reprend le pansement. Ce qui est bien, c'est que personne ne voit la morve qui dégouline du nez. Oui, je sais, je suis un peu dégueu, mais je suis réaliste.

- et puis, bien sûr, c'est la classe. Ben oui, ça fait pro, ça fait "chirurgien", ça fait "tout droit sortie d'urgence". Manque plus que le stétho autour du cou pour parfaire le déguisement.

 

Enfin voilà, la prochaine fois que vous mettrez un masque, vous penserez à moi.

Par Nana - Publié dans : Faut bien débuter un jour...
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Dimanche 26 novembre 2006 7 26 /11 /2006 21:45

He oui, aujourd'hui, ce sont les MSP qui seront victimes de toute la bile que je suis capable de déverser.

Je précise que le concept de la Mise en Situation Professionnelle ne me semble absolument pas infondé. Au contraire, d'ailleurs, passer un examen pratique me semble être une des rares choses cohérentes et logiques dans cette formation.

Mais imaginez les conditions:

C'est un examen dont la note est très importante, donc vous la préparez frénétiquement et du mieux que vous le pouvez.

Comme vous êtes un(e) gentil(le) élève serieuse et assidu(e) (non? Bon, pas grave, faites comme si), vous tentez de vous intégrer au maximum dans le service et d'en absorber toutes les nuances et toutes les habitudes. Bien.

Et là, dans quelques minutes, arrivera un formateur qui vous notera dans un contexte professionnel. Et c'est là que ça commence à clocher.

Parce que ce qu'on vous demande, ce n'est pas de reproduire ce qu'on vous a appris sur place, les habitudes du service. Non, c'est de jouer parfaitement le joli rôle que vous aurez appris par coeur pour l'occasion.

Les formateurs la plupart du temps sont bien loin de la réalité pratique, technique et économique (mais j'en parlerai dans un autre article). Qu'importe ce qui se passe dans le service, il faut jouer le rôle à la perfection.

Vous êtes en gériatrie et il n'y a qu'un seul chariot pour les 4 unités? Il faudra le sortir tout spécialement ce jour là. Même si d'habitude les infirmières ne l'utilisent pas. Les exemples sont nombreux.

Les MSP, ne vous permettent pas de prouver vos capacités d'adaptations, elles sont une grosse farce à laquelle tout le monde participe plus ou moins de bon coeur.

Mais ce qui est sûr, c'est que si les possibilités ou les habitudes du service ne vous ont pas permis de vous préparer à leurs critères de perfection, vous n'aurez pas d'excuses, la note suivra.

Et tant pis si le lendemain vous changez de nouveau votre pratique, tant pis si elle n'a pas de rapport avec la réalité. Tant pis si personne ne peut réellement faire effectivement ce qu'ils nous demandent.

 

C'est quand le formateur aura tourné le dos que vous montrerez le meilleur de vous même.

Par Nana - Publié dans : Coup de gueule
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Jeudi 23 novembre 2006 4 23 /11 /2006 13:08

Une petite liste de ce que les étudiants sont obligés d'entendre tout au long de leurs stages:

 

- ne pose pas assez de questions

- pose trop de questions

- ne prend pas assez d'initiatives

- ne garde pas sa place de stagiaire (bref: prend trop d'initiative)

- n'accepte pas les critiques (voir )

- ne prend pas en compte ce qu'on lui dit (idem que le lien au dessus)

- ne cherche pas à s'intégrer à l'équipe

- trop familière avec l'équipe, doit savoir garder sa place d'élève

- niveau insuffisant (m'en fout que ce soit son 2ème stage de première année)

Etc, etc. Toujours "trop" ou "pas assez"

Le juste milieu varie selon les terrains de stage et les infirmières / aides soignantes avec qui on travaille. A nous de deviner en quelques secondes ce que ceux-là attendent de nous.

Facile, quoi.

Par Nana - Publié dans : Coup de gueule
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