Bienvenue!

Bienvenue sur ce blog, j'espère vous faire rire et pas trop vous démoraliser!

La vie d'étudiant infirmier n'étant pas un joli cocon douillet, laissez moi vous raconter les aventures d'une pôvre victime du système.

Amusez vous bien.

Visiteurs:

Faire connaître:

Publicité

Coup de gueule

Lundi 16 octobre 2006

Comme beaucoup d'ESI, je suis une inconditionnelle de Grey's Anatomy.

D'abord parce que, il faut le dire, c'est vraiment fendard, ensuite parce que je découvre que je comprends presque tous les termes de medecine que j'entend.

Bon, parfois c'est un peu bizarre. Exemple: le patient est prêt à quitter l'hopital mais on découvre qu'il a 38° de température. Le medecin apprenant ça se tourne vers le patient et lui annonce qu'il va rester parce qu'il a un hémopneumothorax. (???) Vachemement fort, le medecin, il se doutait de rien et crac! Hémopneumothorax. Il a des rayons laser à la place des yeux, le mec. Pas un pneumothorax tout con, avec ses 38°, non, ça fait mou du genou. Un hémopneumothorax, ça, ça en jette!!

Autre chose, dans un épisode de la deuxième saison, les infirmières sont en grève, plus d'infirmières dans l'hosto, ils y vont pas de main morte quand ils font grève, les américains!

Une des internes en chirurgie entre dans la chambre d'une patiente qui en mène pas large et elle hurle: "infirmière!". Et là, rentre dans la chambre une petite minette qui se présente comme étudiante infirmière.

Vous pensiez que cette série n'était pas bourrée de clichés? Vous vous trompiez. La gamine entre donc dans la chambre, regarde la malade et demande sur un ton très angoissé: "elle meurt?".

Pfff, pourri-mouru mon stage si je me conduis comme ça! Et d'abord, qu'est ce qu'elle fait toute seule dans l'hosto, celle là? Elle cherche des patients à tuer ou juste à sortir des trucs idiots?

Je crois que je vais pas re-regarder les épisodes d'urgence parce qu'à tous les coups, je vais ménerver...

Par Nana
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 19 octobre 2006

Oui, oui, c'est une profession qui rend amnésique, apparement.

Comment comprendre sinon que tant de personnes oublient le calvaire que peut vivre un ESI?

L'impression de ne servir à rien, la maladresse, le stress d'avoir toujours derrière son dos quelqu'un qui commente chacun de nos actes, la peur de dire un mot qui sera pris de travers, la difficile place à trouver dans des services parfois en pleine gueguerre?

Elles ont parfois tout oublié, et s'acharnent à tout nous faire revivre, dans un éternel recommencement.

Y'a des trépanations qui se perdent.

Par Nana
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 23 octobre 2006

Je suis actuellement en stage, et je me rend compte à quel point un étudiant infirmier a parfois l'impression de se retrouver au beau milieu d'un film...

 

Par exemple, qui n'a jamais croisé:

 

Taty Danielle. Oui, la vieille dame colérique et un brin sadique qui va vous dire sans sourciller (et alors que vous vous présentez juste) que vous êtes grosse / moche / stupide. Celle qui n'est jamais contente de la hauteur du dossier ("trop haut, non trop bas, trop haut maintenant...mais vous êtes bète ma parole?"), de la chaleur de l'eau ("trop chaude, trop froide, trop chaude, mêêê je gêle, vous voulez me faire attraper une pneumonie?") ou de l'ouverture des rideaux. Celle qui nous donne l'impression qu'elle fait exprès de pisser dans le lit au moment où on vient de changer les draps et qui attend que vous soyez penché au dessus d'elle pour lacher un pet mémorable, à gazer l'hopital entier en quelques secondes.

 

Hulk. Vous voyez, le petit monsieur maigrichon et inoffensif qui, au moment où vous avez besoin de le lever où le retourner fait preuve d'une force telle que superman, à côté, c'est de la gnognotte. Vous pensiez y passer 2 minutes, et finalement vous sortez de là au bout de 3/4 d'heure, rouge et transpirante, la blouse de travers et le dos en compote.

Mon voisin le tueur. C'est le cousin de Hulk. Il a l'air normal, comme ça mais il se révèle atrocement effrayant. Les yeux perçants et méchants, on dirait le parain de la mafia locale et on n'ose plus lui donner son nom de peur qu'il ne le note et décide de vous éliminer si vous lui marchez sur les orteils au moment où vous le levez.

L'ile aux enfant. Casimir peut aller se rhabiller, vous avez trouvé mieux (pire?). L'infirmière qui trouve tout formidable, tout le monde gentil (même Taty Danielle) et qui aime tellement son métier qu'on croirait que même quand tout le monde est rentré chez soit, elle continue à gazouiller dans les couloirs du service comme une poule qui vient de tomber sur un élevage de vers à soie.

Superwoman. Elle est infirmière à domicile, travaille plus de 10 heures par jours avec les heures sup, coincée dans sa petite voiture tristounette. Et pourtant elle arrive à élever 5 enfants dont deux en bas âge, se fait un brushing tout les matins et astique son petit interieur comme s'il n'y avait rien de plus facile ni de plus naturel.

Par Nana
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 24 octobre 2006

A ne pas confondre avec les infirmières qui bossent en psy.

Ici, je vous parle bien de celles qui feraient mieux d'y faire un tour, celles qui sont frappées, dinguo, qui ont pêté un cable, qui en tiennent une couche...

Quand on débarque, comme ça, avec toute l'appréhension d'une petite élève sur un nouveau terrain de stage, on ne se doute de rien. C'est qu'à toute première vue, l'infirmière déglinguée a l'air comme les autres (fatiguée), mais on ne sait pas encore qu'il va falloir s'en méfier.

C'est celle qui en général n'est contente de rien, vous annonce très vite que les élèves (cochez la bonne réponse)

- elle s'en balance

- la font chier

- lui provoquent irrémédiablement une tension à 17

- la transforment en psychopathe

Parfois les 4 en même temps.

MAIS, si vous l'écoutez (de toutes façons, vous n'avez pas le choix), c'est tout simplement la meilleure: la plus organisée, la plus intelligente, la plus tonique, la plus compétente.

Et vous, pauvres étudiants que vous êtes, vous êtes tout l'inverse.

Parce que c'est aussi (mais là c'est vrai): la plus casse bonbon, la plus critique, la plus hypocrite, la plus désagréable et quelques fois la plus vulgaire.

Elle vous reproche sans cesse les erreurs que vous faites occasionnellement mais qu'elle fait tout le temps, vos hésitations, votre maladresse. (pas étonnant puisque quand elle est dans les parages, vous vous transformez, à cause du stress en une pauvre chose entre le trisomique et le parkinsonien.)

C'est la plaie de tous les ESI, c'est celle qui a une réputation quasi régionale, c'est celle que vous allez forcement croiser au moins une fois.

Aller, je compatis, je la connais très bien.

Par Nana
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 24 octobre 2006

He oui, je suis en plein stage et je suis fatiguée de jouer les faux cul.

Comprenez moi, on peut difficilement y échapper: on a une note de stage!!

Donc on s'expose à toutes les critiques, tous les jugements et les faux pas sont interdits.

Donc, on ne dit pas à la personne avec qui on se retrouve ("noooon, pas elle!) qu'on en a rien, strictement rien à pêter de son fils prodigue, de la poterie qu'elle fait à la maison ou de son coiffeur. On est obligé d'écouter les monologues en ayant l'air interessé(e) et d'accord (!!!) et on ose même poser des questions.

En fait, tout ce qu'on voudrait, c'est une relation purement professionnelle.

Pas être confident, pas être psy, pas être conseillère en beauté, juqte être celle qui est là pour apprendre et qui ne fait que ça.

Mais la pression est là, toujours, à chaque minute et je suis faux cul. Je serre les dents, je décompresse une fois à la maison mais je ne suis rien qu'une sale hypocrite qui n'a pas d'autre choix si elle veut survivre dans ce monde de commères et de frustrées.

Au s'cours, sortez moi de là!!

Par Nana
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Vendredi 27 octobre 2006

Imaginez: vous êtes dans une administration quelconque et vous vous retrouvez devant un guichet, face à une bonne femme revêche dont vous avez malheureusement besoin pour, par exemple, mettre en place un dossier.

Cette femme ne vous dit pas bonjour, s'adresse à vous comme à une employée de maison (qu'elle ne traite pas bien et qu'elle ne respecte evidemment pas) et n'écoute pas ce que vous dites. Par dessus le marché elle vous traite comme une demeurée.

Imaginez que vous ne puissiez vous plaindre de son attitude à personne.

Imaginez maintenant qu'une règle implicite mais connue de tous vous oblige à la tutoyer et à vous faire tutoyer en retour!

Impossible dans ce cas là de marquer la moindre distance par un vouvoiement poli mais glacial.

Vous êtes condamnée à lui parler comme si c'était votre copine, votre cousine, votre "camarade de classe".

Et c'est ce qui se passe en stage. Il faut tutoyer toute l'équipe. D'ailleurs, si vous ne le faites pas, vous passerez pour une extra-terrestre et vous n'avez déja pas besoin de ça!

Eh bien je vous jure que parfois, c'est dur. Parfois, ça me démange la bouche parce que j'ai vraiment du mal à dire "tu" à ces gens là.

Et je suis condamnée à le faire pour le restant de ma carrière.

Par Nana
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Samedi 28 octobre 2006

"Etudiante infirmière", c'est trop long, ils devraient changer en "larbin", ça ne fait que 6 lettres et au moins, ça veut dire ce que ça veut dire.

Non, parce que, comme ça, "étudiante infirmière" on pourait croire qu'elle n'est là que pour apprendre, profiter de l'experience des autres, s'enrichir heure après heure, stage après stage; pour en tirer le maximum et devenir une bonne professionnelle...

Mais comme, en France, on aime la diversité, y'a plein de gentilles madames (gentils monsieurs?) qui résument en "larbin", ce qui a au moins le mérite d'être honnète.

J'entend d'ici les gens bien pensants s'exclamer: "ouh là, la vilaine, c'est pas bien qu'est ce qu'elle dit! ESI, c'est le plus beau métier du monde, et d'abord, chez nous, on les traite super bien: pain au chocolat le matin, pleurs et petits cadeaux de départ à la fin du stage!"

Bon, mais revenons à la réalité: pourquoi donc que les services remplis de personnes agées prennent tout plein d'élèves de première année au mois d'août?? Parce qu'ils manquent de personnel. Un point c'est tout.

Une élève peut faire 4-5 toilettes dans la matinée, ne coûte pas un rond et n'a pas le droit de se plaindre. C'est tout bénéf.

Corvéable à merci, c'est du bénévolat, qu'elles font, ni plus ni moins. Et dans ce cas, l'encadrement, on peut se le fourrer dans le panier parce que le personnel étant débordé, il en a rien à prouter qu'on soit là pour apprendre.

 

Et c'est qu'en plus, si vous tombez sur une équipe moyen sympa, on va vous reprocher votre lenteur ou même votre manque de motivation!!

Par Nana
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus