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Bienvenue sur ce blog, j'espère vous faire rire et pas trop vous démoraliser!

La vie d'étudiant infirmier n'étant pas un joli cocon douillet, laissez moi vous raconter les aventures d'une pôvre victime du système.

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Coup de gueule

Jeudi 10 avril 2008 4 10 /04 /Avr /2008 11:14

Me revoili, me revoilou, Nana de retour sur son blog (presque) abandonné!

C'est presque dur de recommencer à écrire, voyez vous, la passion a hiberné tout l'hiver.
Avant de vous donner des nouvelles fraîches, je vais finir ce que j'avais commencé, c'est à dire vous dévoiler enfin le rapport entre l'histoire de ma copine qui s'est faite draguer le jour où elle était la plus moche de toute sa vie et le thème du blog...

Le sujet de l'article était en gros: "c'est pas possible, y'a vraiment des morts de faim!!"

Et le rapport, le voilà:

Il y a quelques temps, juste avant de décrocher, en fait, je reçois un mail sympa en rapport avec le blog.
Sympa je suis aussi, je répond que oui, je veux bien qu'on s'écrive. Mais que je ne comprends pas pourquoi il me dit qu'il faut que je sois seule. Parce que, (mais gentillement je lui dit), c'est pas un blog de call girl, je n'ai pas besoin d'être célibataire pour parler de ma vie d'ESI, si?

Réponse le lendemain. Je vous dit en gros:

- merci de m'avoir répondu, je savais que t'étais une fille merveilleuse

- je suis honnète, serieux, fidèle et gentil (ah bon, c'est cool. En même temps tu serais un pédophile cambrioleur, hein, tu me le dirais pas!)

- je te donnerai mes coordonnées vérifiables sur le net quand on se connaitra mieux. Je te donne pas ma profession, ça pourrait fausser l'idée que tu as de moi.(ha ouai, genre t'es un politicien hyper connu dont le prénom commence par un N mais tu écris aux bloggueuses?)

Et pour finir, il me demande mon age, un mail "privé" (bah je trouve qu'un mail perso c'est privé) et ... tadadam... une photo de moi en tenue d'infirmière.

Ouch. Raté.

Ma réponse a été courte. Je n'ai pas envoyé de photo de moi nue sous ma blouse. Il ne m'a plus jamais écrit.

Un mort de faim qui pense niquer ou au moins se palucher devant son écran parce qu'il lit "étudiante infirmière".

Passez votre chemin, jeunes et vieux cochons, je ne baise pas sur le net.

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Lundi 12 novembre 2007 1 12 /11 /Nov /2007 17:33

Il était une fois, une amie qui décida d'organiser une orgie fête dans son petit studio.

Le lendemain, à peine une heure après son réveil (il était donc environ 15h), elle prit la difficile décision d'emporter les cadavres de bouteilles qui jonchaient le sol au machin à verre.

Le cerveau encore tout embrumé de ses excès de la nuit, elle supposa qu'un dimanche à 15 h, dans son quartier désert, elle pouvait s'offrir le luxe de:

- ne pas se laver (cheveux quand même arrosés au vin blanc)

- enfiler son vieux sweat à capuche qu'un amoureux fleur bleue lui avait offert quand elle avait 15 ans.

- puisqu'elle avait un sweat, garder son pyjama en moumoute grise (anciennement bleue)

- et pis tient, aussi les chaussettes

- mais pas les chaussons, rien ne vaut les savates de quand elle descend les poubelles.

Hop, elle nous dis à tout à l'heure et elle sort de chez elle... pour revenir completement traumatisée.

Et elle nous raconte.

Qu'il bruinait un peu, alors (surement pour protéger ses cheveux, hum), elle a enfilé sa capuche. Ce qui n'empechait en rien de voir le mascara dégoulinant sous ses yeux...

Qu'elle a pas vu le type qui attendait tout seul sous l'arrêt de bus. Qu'elle a même pas compris qu'il s'adressait à elle quand il l'a accosté. Qu'elle a relevé la tête quand elle a compris. Que ça n'a pas empêché le type (age moyen, taille moyenne, physique moyen) de lui dire:

"t'es belle, tu me donnes ton numéro?"

Elle a trouvé la force de lui marmonner un: "non, non, je suis déja prise" (dans ses rêves)

Et elle est rentrée chez elle, le coeur battant la chamade...

Elle a pas eu peur, ma copine, non, elle ne regarde pas trop TF1, elle a été frappée par la misère sexuelle qui règne en ce bas monde.

Vous vous demandez pourquoi je vous raconte cette histoire qui me fait encore rire 3 ans après?

 

Attendez la suite.

Par Nana - Publié dans : Coup de gueule
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Lundi 3 septembre 2007 1 03 /09 /Sep /2007 17:29

Le truc avec cette formation, c'est qu'elle vous renvoie souvent au corps de l'autre, mais rarement au votre.

Et au fil des regards que des inconnus portent sur vous (patients, mais surtout équipes), on se retrouve un soir à se regarder attentivement dans le miroir. Bon, j'avoue, je le fais plutôt souvent, en fait.

Imaginez la fille, heu, la femme; nue, devant la glace. Et si elle fait ça, la femme, c'est que déja on peut deviner que le résultat du test ne sera pas très bon.

Déja, la glace, elle est pas bien placée. Les lumières ne rendent pas hommage à la pôvre fille.

En plus, elle ne dirait pas non si on lui proposait de changer ses cheveux ou la couleur de son teint, même si elle le doit à ses gènes. (et là, vous vous demandez si je suis antillaise ou rousse-poil-de-carotte!)

Mais ce que la fille femme déteste vraiment chez elle, ce sont ces cicatrices, stigmates de ce séjour à l'hopital dont je vous ai parlé. Ca gâche un peu le paysage, ça limite les tenues sexy de l'été (enfin, pas trop de cet été), ça la rend pudique.

Et comble (vous, les hommes, ne pouvez pas comprendre, hum), ça la rend agressive si on lui assure que, "bé non, elles se voient pas tant que ça, les cicatrices! " (crétin!)

Je vous offre un scoop, messieurs les hommes et mesdames les femmes qui se trouvent parfaites (heureuses que vous êtes!): SI, elles se voient, les cicatrices, parce que mon miroir pas magique du tout ne me montre qu'elles. Mon reflet, c'est un peu une dame patate zébrée de partout, que tout le monde quand il la voit se demande ce qu'il lui est arrivé.

 

Alors, crac! Je me rhabille, je réenfile mon gros-gros ego; et je vais allumer la télé pour regarder une télé réalité à la con où les gens sont peut être beaux mais très cons, ça fait du bien.

Par Nana - Publié dans : Coup de gueule
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Jeudi 23 août 2007 4 23 /08 /Août /2007 11:26
Un site excellent, qu'il faut absolument que vous alliez voir! Le blog à peter (litteralement) de rire d'une externe. "Ma blouse, mon badge, mon sthéto"

A voir dans mes favoris... (pourquoi j'arrive plus à mettre de liens?)

Par Nana - Publié dans : Coup de gueule
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Mercredi 22 août 2007 3 22 /08 /Août /2007 10:35
Le truc difficile avec les stages, c'est qu'à force d'avoir des horaires de sagouins (commencer à 6h30 le matin, quand on me l'a dit, j'ai cru que c'était une blague! Encore ma ,naïveté pré-IFSI), et de devoir toujours montrer son plus beau profil; ben arrivés à mi parcours, on est morts. Dead, plus une goutte d'energie.

Encore, quand ça arrive pendant une periode de cours ( vous voyez le topo, on a un rhume, on a dû faire le ménage de printemps la veille parce qu'on a appris que Mamie allait faire une petite visite surprise et on a ses règles (enfin, je parle aux filles , parce que vous, les mecs, vous n'aurez jamais le plaisir de savoir ce que c'est.)) donc en amphi, c'est pas difficile: soit on pique un petit roupillon peinard sur place (ça ne marche pas pour ceux qui ronflent), discretos... ben soit on rentre chez soi et on fait une bonne petite sieste.

Ben en stage, que nenni. Il faut quand même se lever, quand même y aller et quand même faire celle qui est trop trop interessée.

Je vous fait une petite description d'une de ces fantastiques journées:

6h30: je suis sur le pont, mon stylo à la main, prête pour les transmissions. Je chope un tabouret avant tout le monde, tain, c'est bon de s'asseoir!

7h00: Putain, qu'est ce que j'ai envie de dormir!!

7h15: ces patients qui pioncent encore, ça me donne envie de vomir.

8h00: je fais une prise de sang en pensant que si je pouvais faire un petit déjeuner géant avec beaucoup de pain de l'hopital, beaucoup de beurre et très beaucoup de confiture de fraise, ben peut être que je pourrai tenir le reste de la journée.

10h00: je profite d'avoir un truc à aller chercher dans un autre service pour dormir dans le couloir. Oui oui. Non pas que je m'allonge devant les ascenseurs avec un sourire béat, mais je ferme les yeux en parcourant le long couloir. Y'a personne, et j'entendrai bien s'il vient quelqu'un: les chaussures qui font "couic couic" sur le sol collant de l'hopital, c'est pas très discret. (19 secondes de sommeil en plus)

11h30: un infirmier sympa que je vois pour la première fois me montre comment on se sert d'un truc. J'ai des yeux de poisson mort, je n'ai même pas la force de poser une ou deux questions. Je n'ai pas l'air interessée. Normal, je pense à la chambre vide derrière moi, un lit qui a l'air aussi confort et qui n'est même pas occupé, c'est lamentable! L'infirmier s'éloigne, c'est moi qu'il trouve lamentable. J'ai honte.

12h30: Je vais me reposer dans les toilettes. Je ferme les yeux; (+ 6 secondes de sommeil)

13h00: je fini de noter mes transmissions dans le dossier de soin. Ecrire en fermant les yeux: pas très concluant.

13h30: transmissions. Mes yeux me brûlent tellement que j'ai l'impression que quelqu'un a laché une bombe au poivre dans la salle. Coup d'oeil à mes collègues, elles n'ont pas l'air de s'en rendre compte.

14hOO: Je meurt de soulagement, je vais me changer, je mets trois heures à enfiler mes chaussures, je crois sentir l'odeur de ma couette.
Par Nana - Publié dans : Coup de gueule
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Jeudi 16 août 2007 4 16 /08 /Août /2007 15:03
Maintenant que j'ai le bonheur de profiter d'internet, je relis les commentaires un peu anciens.

Je remonte de plus en plus, et je tombe sur ce commentaire: "les douleurs physiques les plus grande sont muettes". (cf article "la douleur, cha fait mal")

Ben ça alors, ça m'avait échappé!!! C'est gros, pourtant, mais j'ai dû survoler, méa culpa.

Donc, ce docteur (par ailleurs certainement très compétent, je n'en doute pas) a l'affront de me contredire! (ok, je le respecte, il a des c***lles)

Ben oui, je venais de dire qu'il fallait respecter la parole du patient, et il me sort que de toutes façons, si le patient gueule, c'est que bof, il a pas trop mal...

Je me vois bien au travail: "ah non, madame! Arretez de jouer la comédie, maintenant, vous ne pouvez pas avoir si mal que ça puisque vous criez!"

Et voilà, on nous pond: "la vrai douleur est muette", donc si tu t'es fait une belle fracture ouverte à la jambe en faisant du ski et que tu brailles dans ta mare de sang, c'est que, ça va, y'a pire, franchement.

C'est quand on commence à se mettre ce genres de vérité dans la tête qu'on arrête de respecter ses patients.
Par Nana - Publié dans : Coup de gueule
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Mardi 29 mai 2007 2 29 /05 /Mai /2007 12:11

Grosse lassitude, en ce moment.

Lundi, on me demande "alors, ça y est? Tu as fini tes études?" et je suis au bord de la crise de nerf.

Mardi, je donne un mouchoir à une patiente en train de pleurer et je me demande si j'ai vraiment envie de rentrer chez moi.

J'hésite entre deux options:

Tout envoyer balader et partir pendant trois mois au soleil pour rencontrer de nombreux hommes à la peau brillante et qui sentent bon le sable chaud, qui me répètent du matin au soir que je suis la plus belle femme du monde (heum) et qui m'ouvrent des noix de coco avec les dents pour en faire couler le lait sur mon corps mince et bronzé (re-heum).

Camper dans l'hopital où tout le monde m'appellerait "mère Nana" (vachement plus moderne que "mère Thérésa"). Je volerais d'un patient à l'autre dans ma petite blouse blanche, insensible aux odeurs d'urine et aux éclaboussures de sang. La salle de soin serait pleine de bouquets de fleurs à 300 euros avec des petites cartes à arracher des larmes au pire dictateur. (voire même à Nicolas Sarkozy) "Merci, Nana, vous m'avez redonné goût à la vie, grâce à vous je ne laisserai pas 7 orphelins derrière moi..."

La troisième option, c'est de me traîner hors du lit, de faire mentalement la liste de tout ce que je doit faire pour ne pas être la pire des looseuses, et que je ne ferai pas aujourd'hui. Ensuite, je prendrais une douche en 5 minutes parce que je suis en retard, et je regretterais juste après de ne pas m'être lavé les cheveux.

Et après une journée harassante, je me coucherais en comptant les (courtes) heures de sommeil qui me séparent du lendemain.

Bon, je suis raisonnable, comme toujurs je choisi la troisième option.

Par Nana - Publié dans : Coup de gueule
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